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L'histoire du Phare

L’histoire du Phare du Cap Ferret a débuté dès le XIXème. Le golfe de Gascogne et l’entrée du Bassin d’Arcachon étaient très largement fréquentés par les marins. Ils y risquaient régulièrement leur vie dans l’espoir de la pêche miraculeuse. Pour limiter les naufrages, il fut décidé de signaler et de surveiller cette zone. Dès 1833, l’administration des « Ponts et Chaussées », le commissaire aux classes, les capitaines aux longs courts et les maîtres de cabotage de la Teste, réfléchirent donc à la mise en place du premier Phare du Bassin d’Arcachon.

Le premier Phare

Le Cap Ferret faisait alors partie de la commune de la Teste au Sud Bassin (le rattachement du Cap Ferret à la commune de Lège se fera en 1976). C’est en toute logique que l’ensemble des experts concernés décidèrent d’installer le nouveau Phare sur cette commune de la Teste, et plus particulièrement sur les « Dunes du Ferret . 

Plutôt que de le positionner à l’extrémité de la pointe du Cap Ferret, ils le construisirent sur un monticule de sable naturel, à proximité de la cabane des douaniers et du quartier des pêcheurs, afin d’éviter les problèmes d’érosion.

Le premier phare du Cap Ferret fut mis en service le premier novembre 1840. Il fonctionnait alors à la vapeur de pétrole et était doté d’un seul feu fixe blanc. Il ne fut électrifié qu’en 1928, près d’un siècle après sa construction.

Construit en pierre de taille, il avait une hauteur de 50 mètres, disposait de 275 marches et avait une portée d’environ 50 kilomètres. La surveillance et l’entretien nécessitaient le concours de trois gardiens et d’un suppléant dont les logements étaient situés à la base du phare.

Un Phare provisoire

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Phares de France servaient de tours de guet à l’armée allemande, en renfort du « Mur de l’Atlantique » pour leurs positions parfaitement adaptées aux voix maritimes. Le Phare du Cap Ferret ne fit pas exception et fut immédiatement occupé à l’arrivée des troupes allemandes.

Après le débarquement des alliés qui annonçait la fin imminente de la guerre, la déroute de l’armée allemande engendra une retraite rapide de ses troupes. Ne voulant laisser derrière elle qu’un minimum de points stratégiques en état, le phare fut dynamité en pleine nuit d’août 1944.

Le Bassin d’Arcachon ne pouvait alors pas se permettre de ne plus avoir de Phare mais la conjoncture économique ne lui permettait pas sa reconstruction. C’est donc une tour de substitution qui fut installée pendant près de 3 ans, pour continuer provisoirement de signaler le littoral.

Ce phare de fortune fut construit à partir de pièces de récupération (principalement de l’aluminium destiné à établir un radar et abandonné par les aviateurs allemands sur la dune). Ces dernières furent assemblées avec de la corde à piano et l’éclairage ingénieusement réalisé à partir d’une lampe logée dans une tête de bouée.

Au pied du phare, on peut découvrir librement un blockhaus. Ce dernier dit “blockaus de casernement”, de type 622, a été construit en 1943 pour abriter les troupes de la Kriegmarine. Sa façade est peinte en trompe l’œil et une cabane en bois est construite sur le toit pour compléter le camouflage.

Désormais seul témoin de cette période, ce bunker a été désensablé au cours de l’hiver 2010 pour devenir un support pédagogique.

Le phare actuel

Le phare que nous voyons aujourd’hui fut reconstruit en 1947 et inauguré le 7 août 1949. Du haut de ses 258 marches, la vue sur le Bassin est imprenable : les parcs à huîtres, l’Ile aux Oiseaux, les passes, la Dune du Pilat, l’océan…

Au-dessus de la porte d’entrée figurent les dates de construction des deux phares. L’étoile que l’on voit sur le portail est l’emblème du service des phares et balises, choisi en mémoire des anciens navigateurs qui ne pouvaient se guider qu’en scrutant le ciel. Ses cinq branches représentent les 5 continents.

Entièrement automatisé il s’allume dés le coucher du soleil et s’éteint au lever. Son  feu à éclats rouge est visible à une cinquantaine de kilomètres. Une lumière auxiliaire blanche balaie un angle de 90 degrés plein ouest, dans lequel les bateaux peuvent évoluer en toute sécurité en attendant le jour.

Chaque phare doit rester en permanence reconnaissable par ses formes et ses couleurs le jour, et son code la nuit, puisqu’il signale des dangers précis et indique les routes maritimes. Aux trois quart blanc avec le sommet rouge, le phare du Cap Ferret indique un danger, il n’aide pas à entrer de nuit en l’absence d’une lumière verte. Il « déconseille » donc fortement l’entrée nocturne dans le Bassin d’Arcachon, en signalant la dangerosité des passes par son éclat rouge.

Une lumière annexe de couleur blanche, d’une périodicité différente, est située au niveau d’une fenêtre sur la façade ouest du phare. Elle est placée juste au-dessous du système optique, en direction de l’océan, afin de préciser, sur un angle de 180° plein ouest, où se situe le littoral océanique, donnant ainsi un second point de repère aux navigateurs.

Depuis le 1er juillet 2000, grâce à l’Office de Tourisme de Lège-Cap Ferret, le phare du Cap Ferret est ouvert toute l’année au public.

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